Litiges et voies de recours
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Litiges et voies de recours


Infraction douanière 

Qu'est ce qu'on par infraction douanière ?

En douane, l’infraction est un acte ou une abstention contraire aux lois et règlements douaniers. Par lois et règlements, on entend l’ensemble des prescriptions législatives et réglementaires concernant l'importation et l'exportation des marchandises que l’Administration des douanes est expressément chargée d’appliquer.

Il existe deux types d’infractions douanières : les délits et les contraventions.

L’on distingue des délits douaniers de première et de deuxième classe.

Pour en savoir plus sur ces diffĂ©rents types de dĂ©lits, rĂ©fĂ©rez-vous aux articles 279 bis Ă   283 du code des douanes.

En matière de contraventions douanières, quatre (04) classes sont prĂ©vues par les articles 284 Ă  299 du code des douanes.

Comment sont constatées les infractions douanières ?

ConfiĂ©e aux agents des douanes, la recherche des infractions consiste en des vĂ©rifications, contrĂ´les, investigations ou enquĂŞtes rĂ©alisĂ©es pour s’assurer du respect des lois et règlements douaniers ainsi que des textes et instructions en matière de change et des autres lĂ©gislations que l’Administration est chargĂ©e d’appliquer.

En cas d’infraction commise par des personnes physiques ou morales, les agents habilitĂ©s constatent les dĂ©lits et contraventions puis les relatent dans des procès verbaux. 

Bon Ă  savoir

Les infractions aux lois et règlements douaniers peuvent également être constatées par certains agents relevant d’autres administrations que la Douane à savoir les officiers de police judiciaire et les agents verbalisateurs de la force publique.

Quelles sont les sanctions prĂ©vues en matières d'infractions douanières ? 

En matière d’infractions douanières, le code des douanes prévoit deux sortes de sanctions : des peines et des mesures de sûreté (réelles et personnelles).

Qu'est ce qu'on entend par infraction douaniére ?

En douane, l’infraction est un acte ou une abstention contraire aux lois et règlements douaniers. Par lois et règlements, on entend l’ensemble des prescriptions législatives et réglementaires concernant l'importation et l'exportation des marchandises que l’Administration des douanes est expressément chargée d’appliquer.

Il existe deux types d’infractions douanières : les délits et les contraventions.

L’on distingue des délits douaniers de première et de deuxième classe.

Pour en savoir plus sur ces diffĂ©rents types de dĂ©lits, rĂ©fĂ©rez-vous aux articles 279 bis Ă   283 du code des douanes.

En matière de contraventions douanières, quatre (04) classes sont prĂ©vues par les articles 284 Ă  299 du code des douanes.


Les peines et les mesures de sûreté réelles sont :

  • l’emprisonnement ;
  • la confiscation des marchandises de fraude, des marchandises servant Ă  masquer la fraude et des moyens de transports ;
  • l’amende fiscale.

Les mesures de sûreté personnelles, pouvant être prises par décision administrative ou judicaire, selon le cas , sont les suivantes :

  • l’interdiction d’accès aux bureaux, magasins et terre-pleins soumis Ă  la surveillance de la douane
  • le retrait de l’agrĂ©ment de transitaire en douane ou de l’autorisation de dĂ©douaner
  • l’exclusion du bĂ©nĂ©fice des rĂ©gimes Ă©conomiques en douane
  • l’interdiction d’accès aux systèmes informatiques de l’administration
  • le retrait de l’autorisation d’exploitation d’un magasin et aire de dĂ©douanement. 

Textes de Références

Pour plus de dĂ©tail sur les sanctions en matière d'infractions douanières, vous pouvez vous rĂ©fĂ©rer aux articles 209 Ă  220 du code des douanes (lien).

Règlements de litige 

Quelles sont les voies de règlements d'un litige douanière ?

Les litiges qui naissent suite Ă  la constatation d’une infraction douanière peuvent ĂŞtre rĂ©glĂ©s par la voie soit transactionnelle, soit judiciaire.

La voie transactionnelle

ConformĂ©ment aux dispositions de l'article 273 du code des douanes, l’Administration des Douanes a le droit de transiger avec les personnes concernĂ©es par des infractions douanières. Autrement dit, elle peut rĂ©gler le litige Ă  l’amiable et ce, aussi bien avant qu’après après jugement dĂ©finitif (Cf. « Qu'est ce qu'une transaction douanière ? »). La transaction qui intervient après jugement dĂ©finitif n'efface que les peines pĂ©cuniaires et laisse subsister la peine corporelle ( emprisonnement).

Qu'est ce qu'un transaction dounaiére ?

Au plan juridique, la transaction est un contrat conclu entre l'Administration des Douanes et l'auteur d'une infraction, le coauteur, le complice ou les intéressés à la fraude.

L’arrangement transactionnel signĂ© par les deux parties contractantes permet de rĂ©gler, Ă  l'amiable, le litige nĂ© suite Ă  la constatation d’une infraction en douane. Ce contrat est rĂ©gi par les dispositions du droit civil.

Notez que la transaction douanière peut porter sur des remises partielles ou totales des amendes, confiscations et autres sommes dues, mais ne peut, en aucun cas, porter sur les montants des droits et taxes normalement exigibles.

Toutefois, en cas d'abandon, par transaction, des marchandises litigieuses au profit de l'Administration des Douanes, le paiement des droits et taxes sur lesdites marchandises n'est pas dĂ».

Bon Ă  savoir

La transaction conclue avec une partie des mis en cause n’empêche pas l’Administration des Douanes de poursuivre le reste des coauteurs, complices et intéressés à la fraude, d’une même infraction, non concernés par ladite transaction.


La voie judiciaire

Lorsqu'aucun arrangement transactionnel n'est possible, le litige peut être porté par la Douane devant les tribunaux.

Règlement transactionnel

Qu'est ce qu'une transaction douanière ?

Au plan juridique, la transaction est un contrat conclu entre l'Administration des Douanes et l'auteur d'une infraction, le coauteur, le complice ou les intéressés à la fraude.

L’arrangement transactionnel signĂ© par les deux parties contractantes permet de rĂ©gler, Ă  l'amiable, le litige nĂ© suite Ă  la constatation d’une infraction en douane. Ce contrat est rĂ©gi par les dispositions du droit civil.

Notez que la transaction douanière peut porter sur des remises partielles ou totales des amendes, confiscations et autres sommes dues, mais ne peut, en aucun cas, porter sur les montants des droits et taxes normalement exigibles.

Toutefois, en cas d'abandon, par transaction, des marchandises litigieuses au profit de l'Administration des Douanes, le paiement des droits et taxes sur lesdites marchandises n'est pas dĂ».

Bon Ă  savoir

La transaction conclue avec une partie des mis en cause n’empêche pas l’Administration des Douanes de poursuivre le reste des coauteurs, complices et intéressés à la fraude, d’une même infraction, non concernés par ladite transaction.

DĂ©finition utiles 

L’auteur de l’infraction

L’auteur d’une infraction est celui qui a accompli l’acte matériel constitutif du délit ou de la contravention, tel que la signature d’une déclaration en douane ou encore la détention de marchandises d’origine frauduleuse ou présumée telle. Il peut également s’agir de la personne qui s’est abstenue d’accomplir un acte imposé par la loi, tel que l’omission de faire une déclaration en douane.

Les coauteurs

Dans l’hypothèse oĂą plusieurs personnes ont participĂ© Ă  la commission d’une infraction, celles-ci sont considĂ©rĂ©es coauteurs et sont traitĂ©es sur un mĂŞme pied d’égalitĂ©. Est ainsi coauteur d’une importation sans dĂ©claration, le passager qui a camouflĂ© sur lui des marchandises appartenant au conducteur du moyen de transport. 

Les complices 

Le complice est la personne qui n’a pas participé directement à l’exécution matérielle du fait infractionnel, mais qui s’y est associé d’une manière indirecte, par exemple en facilitant la réalisation de l’infraction.

La complicité ne se présume cependant pas. En effet, la poursuite du complice n’est à retenir que lorsque celui qui en est l’auteur a agi en connaissance de cause. Est alors complice au regard de la législation douanière, toute personne qui a délibérément participé à la commission de l’infraction en fournissant des informations, des moyens (argent, véhicules, etc.), aidé à la réalisation (aide, assistance, notamment par des guetteurs, éclaireurs, etc.) ou encore couvert les agissements frauduleux des auteurs et coauteurs de l’infraction ou a tenté de leur assurer l’impunité.

Les intĂ©ressĂ©s Ă  la fraude 

Il s’agit en l’occurrence de personnes morales ou physiques qui sans participer directement à l’infraction en tire profit. L’on peut citer à titre d’exemple, L’article 221 Code classe parmi cette catégorie de personnes :

  • les pourvoyeurs des fonds utilisĂ©s pour la commission de la fraude, ayant agi en connaissance de cause
  • les propriĂ©taires des marchandises de fraude.

Qui est habilité à conclure un arrangement transactionnel avec l'administration des douanes ?

La transaction est un contrat conclu entre l'Administration des Douanes et l'auteur d'une infraction, le coauteur, le complice ou les intéressés à la fraude (Liens vers définition : voir document Word).

L’arrangement transactionnel signĂ© par les deux parties contractantes permet de rĂ©gler, Ă  l'amiable, le litige nĂ© suite Ă  la constatation d’une infraction en douane.

Afin qu’elle produise ses effets juridiques, la transaction doit ĂŞtre conclue avec toute personne ayant la libre disposition des biens objet de la fraude ainsi qu’avec les coauteurs, complices et intĂ©ressĂ©s Ă  la fraude.

Pour les personnes physiques

En cas d'incapacité, l’acte transactionnel peut être conclu avec le représentant légal de la personne poursuivie pour infraction. C'est ainsi que pour un :

  • mineur ou aliĂ©nĂ© : la transaction sera conclue avec le père ou le tuteur
  • individu illettrĂ© : la transaction doit avoir lieu en prĂ©sence de deux tĂ©moins Ă©trangers au service douanier
  • prĂ©venu incarcĂ©rĂ© : la personne signataire sera mandatĂ©e par Ă©crit, Ă  cet effet, par le prĂ©venu                                                                                                                 

Pour les personnes morales

La transaction est conclue avec le représentant légal de la personne morale (société ...) dûment habilité à cet effet.

S’il s’agit de sociétés en liquidation judiciaire, l’acte transactionnel doit être souscrit par le syndic.

Pour le cas des sociétés déclarées en redressement judiciaire, la transaction sera signée soit par le syndic, soit par le chef de l’entreprise.

Définition utiles

L’auteur de l’infraction

L’auteur d’une infraction est celui qui a accompli l’acte matériel constitutif du délit ou de la contravention, tel que la signature d’une déclaration en douane ou encore la détention de marchandises d’origine frauduleuse ou présumée telle. Il peut également s’agir de la personne qui s’est abstenue d’accomplir un acte imposé par la loi, tel que l’omission de faire une déclaration en douane.

Les coauteurs

Dans l’hypothèse oĂą plusieurs personnes ont participĂ© Ă  la commission d’une infraction, celles-ci sont considĂ©rĂ©es coauteurs et sont traitĂ©es sur un mĂŞme pied d’égalitĂ©. Est ainsi coauteur d’une importation sans dĂ©claration, le passager qui a camouflĂ© sur lui des marchandises appartenant au conducteur du moyen de transport. 

Les complices 

Le complice est la personne qui n’a pas participé directement à l’exécution matérielle du fait infractionnel, mais qui s’y est associé d’une manière indirecte, par exemple en facilitant la réalisation de l’infraction.


La complicité ne se présume cependant pas. En effet, la poursuite du complice n’est à retenir que lorsque celui qui en est l’auteur a agi en connaissance de cause. Est alors complice au regard de la législation douanière, toute personne qui a délibérément participé à la commission de l’infraction en fournissant des informations, des moyens (argent, véhicules, etc.), aidé à la réalisation (aide, assistance, notamment par des guetteurs, éclaireurs, etc.) ou encore couvert les agissements frauduleux des auteurs et coauteurs de l’infraction ou a tenté de leur assurer l’impunité.

Les intĂ©ressĂ©s Ă  la fraude 

Il s’agit en l’occurrence de personnes morales ou physiques qui sans participer directement à l’infraction en tire profit. L’on peut citer à titre d’exemple, L’article 221 Code classe parmi cette catégorie de personnes :

  • les pourvoyeurs des fonds utilisĂ©s pour la commission de la fraude, ayant agi en connaissance de cause
  • les propriĂ©taires des marchandises de fraude.

Comment s'y prendre pour solliciter le règlement transactionnel d'un litige ?

En cas de litige avec la Douane, suite Ă  la constatation d’une infraction, vous avez la possibilitĂ© de formuler une demande de règlement transactionnel (amiable) de ce litige. Cette demande, par laquelle vous prĂ©senterez votre offre de transaction, est Ă  adresser au service douanier vous ayant notifiĂ© l’infraction par procès verbal. 

La structure concernée examinera votre demande sur la base des faits constatés et de la nature de l'infraction commise. Elle déterminera ensuite le montant de la pénalité (principale ou complémentaire le cas échéant) à appliquer dans votre cas selon le barème transactionnel en vigueur et vous informera des clauses de la transaction.

Lors de l'établissement des pénalités, l'Administration veille à respecter le principe de proportionnalité des sanctions par rapport aux infractions et prend en considération l'ensemble des circonstances propres à chaque affaire, notamment le degré de bonne foi du contrevenant.

Lorsque les clauses de la transaction sont acceptĂ©es par les deux parties, l'acte constatant la transaction est signĂ© par vos soins (ou en cas d’empĂŞchement par votre reprĂ©sentant ou mandataire) ainsi que par le service douanier.  

Bon Ă  savoir

L’Administration des Douanes n’a pas l’obligation de transiger. Elle peut refuser de consentir une transaction pour certaines infractions douanières compte tenu, notamment, de leur degré de gravité et porter ainsi l’affaire en justice.

Liste des responsables douaniers habilités à transiger :

  • Le Directeur GĂ©nĂ©ral de l’Administration des Douanes
  • Le Directeur de la PrĂ©vention et du Contentieux
  • Le Chef de la Division du Contentieux
  • Les Directeurs rĂ©gionaux
  • Les Chefs de Circonscription              
  • Les ordonnateurs

Contestation d'infraction

Quelles est la voie de recours possible pour contester une infraction ?

Trois voies de recours s’offrent à vous pour contester une infraction constatée par les services douaniers :

Recours hiérarchique ou de grâce

En cas de contestation, nous vous invitons à recourir en premier lieu à l'autorité hiérarchiquement supérieure de la structure douanière vous ayant notifié l’infraction (Ex : s’adresser au responsable de la Direction Centrale dont relève le service qui vous aura saisi ou encore recourir au Directeur Général de l’Administration au sujet d’une infraction notifiée par une Direction Régionale des douanes).

Recours aux commissions consultatives

Instituées au niveau régional et national, ces commissions sont des instances d’arbitrage mises en place par l’Administration pour statuer de manière concertée sur certains litiges opposant des opérateurs économiques (importateurs ou exportateurs) à l’Administration des Douanes. Elles sont appelées à donner un avis sur certaines contestations ou litiges se rapportant, notamment, à :

  • la valeur en douane ;
  • l’espèce tarifaire ;
  • l’origine des marchandises ;
  • l’apprĂ©ciation de la validitĂ© et/ou de l’authenticitĂ© des documents prĂ©sentĂ©s ;
  • l’examen de rĂ©sultats d’analyses rĂ©alisĂ©es, lorsque ces analyses dĂ©bouchent sur des apprĂ©ciations diffĂ©rentes ;
  • l’apprĂ©ciation des dĂ©ficits et des excĂ©dents par rapport aux Ă©lĂ©ments dĂ©clarĂ©s.   

Il existe deux sortes de commissions consultatives :  les commissions locales et la commission nationale.                                                                                   

Recours juridictionnel

L’arbitrage des responsables hiĂ©rarchiques et des commissions consultatives instituĂ©es par la Douane constituent des voies de recours Ă  privilĂ©gier. Elles ne sont cependant pas exclusives, rien ne vous empĂŞche d’exercer votre droit  de recours aux juridictions compĂ©tentes (tribunaux administratifs).

Commission consultatives 

Quelles sont les compétences et les conditions de saisine des commissions consultatives locales ?

InstituĂ©e au niveau d'une direction rĂ©gionale des douanes, ou le cas Ă©chĂ©ant d'une circonscription douanière, chaque commission locale se rĂ©unit Ă  l’initiative de son PrĂ©sident autant que de besoin et au moins une fois tous les 15 jours.              

Compétences particulières

Les commissions locales sont compĂ©tentes pour statuer, en premier ressort, sur des cas de contestations et de litiges se rapportant Ă  des opĂ©rations domiciliĂ©es auprès des bureaux des douanes relevant de leur ressort territorial.

Membres

PrĂ©sidĂ©e par un Directeur RĂ©gional des Douanes ou le cas Ă©chĂ©ant par un Chef de Circonscription,  toute commission locale est composĂ©e d’un reprĂ©sentant du dĂ©partement chargĂ© de la ressource, d’un reprĂ©sentant du groupement professionnel intĂ©ressĂ©, de l’Ordonnateur des douanes du ressort et de l’opĂ©rateur Ă©conomique concernĂ© par la contestation/litige ou son reprĂ©sentant.

Au besoin et à son initiative ou sur demande du requérant, le Président de la commission peut faire appel à l’assistance de toute personne dont l’apport technique est jugé utile.

Conditions de saisine et délais

La commission locale peut être saisie par l’opérateur économique directement concerné, son représentant dûment habilité à cet effet ou le déclarant ayant initié l’opération objet du litige ou de la contestation.

Toute demande d'avis est Ă  adresser par Ă©crit au PrĂ©sident de ladite commission (le Directeur RĂ©gional ou le Chef de la Circonscription). Elle doit ĂŞtre formulĂ©e dans un dĂ©lai n'excĂ©dant pas soixante (60) jours (dĂ©lai franc ne comportant ni le jour initial, ni celui de l'Ă©chĂ©ance) Ă  compter de la date d'enregistrement de la dĂ©claration en douane ou de l'affaire contentieuse. 

Lorsque la demande porte sur plusieurs dossiers de contestation, le délai de 60 jours et les modalités de calcul dudit délai s'appliquent à la dernière opération visée dans la demande.

Convocation des membres

Le PrĂ©sident de la commission locale convoque les membres par Ă©crit 15 jours après la rĂ©ception de la requĂŞte et, au plus tard une semaine avant la rĂ©union programmĂ©e. Les commissions locales ne peuvent se rĂ©unir valablement qu'en prĂ©sence du PrĂ©sident, du reprĂ©sentant du dĂ©partement ministĂ©riel chargĂ© de la ressource ainsi que du reprĂ©sentant du groupement professionnel concernĂ©.

Lorsque l’opĂ©rateur Ă©conomique intĂ©ressĂ©, ou son reprĂ©sentant, rĂ©gulièrement invitĂ© n'est pas prĂ©sent Ă  la date arrĂŞtĂ©e pour l'examen de sa requĂŞte, il est rĂ©putĂ©, sauf cas de force majeure Ă©tabli, avoir renoncĂ© Ă  la consultation de la commission. 

Si la commission locale n’a pu se réunir du fait de l’absence de l'un des membres dont la présence conditionne la validité de la réunion, l’examen du dossier correspondant est automatiquement reporté à une réunion ultérieure et une nouvelle convocation doit être adressée aux membres devant y assister dans les mêmes formes que la convocation initiale. Il en sera ainsi autant de fois que nécessaire jusqu’à ce que la commission locale puisse être valablement réunie.

L'avis des commissions locales est -il systématiquement pris en compte ?

L’Administration des Douanes est tenue de statuer sur les cas soumis Ă  la commission locale dans les quinze (15) jours qui suivent la date de la rĂ©union au cours de laquelle l’avis de ladite commission a Ă©tĂ© Ă©mis.                           

A noter que cet avis ne lie pas l’appréciation de l’Administration pour la prise de la décision finale.

Bon Ă  savoir

Les délibérations des commissions locales sont confidentielles. L'opérateur économique concerné par la requête n'y participe pas. A l'issue des travaux de la commission, un procès verbal est établi, mentionnant l'avis émis par les membres.

Quelles sont les compétences et les conditions de saisine de la commission consultative nationale ?

La commission consultative nationale est appelée à donner un avis sur les contestations et litiges en matière douanière. Elle peut également traiter des cas examinés par les commissions locales de concertation lorsque ceux-ci se rapportent à des aspects de principe.

Compétences particulières

Cette commission peut donner un avis dans les cas suivants :

  • la contestation ou le litige est la consĂ©quence d'une dĂ©cision des services centraux de l’Administration des douanes sans rapport avec un dossier spĂ©cifique qui serait domiciliĂ© auprès d’un bureau des douanes dĂ©terminĂ©
  • la contestation ou le litige porte sur deux ou plusieurs opĂ©rations domiciliĂ©es auprès de deux ou plusieurs bureaux des douanes relevant de directions rĂ©gionales diffĂ©rentes
  • la demande d’avis constitue un recours contre l’avis d’une commission locale dont les conclusions ne sont pas acceptĂ©es par l’intĂ©ressĂ©, mais uniquement lorsque la non acceptation porte sur une question de principe (exemple : une difficultĂ© d'interprĂ©tation ou des divergences dans l'interprĂ©tation de dispositions lĂ©gales ou rĂ©glementaires)   

Membres

La Commission Nationale (CN) est prĂ©sidĂ©e par le Directeur GĂ©nĂ©ral de l’Administration des Douanes ou par le Directeur central ayant la charge de la gestion de la matière objet du dossier devant ĂŞtre examinĂ© par la commission.

Sont membres de la CN, son PrĂ©sident, l’opĂ©rateur Ă©conomique requĂ©rant ou son reprĂ©sentant, un  reprĂ©sentant du dĂ©partement ministĂ©riel chargĂ© de la ressource ainsi qu’un reprĂ©sentant du groupement professionnel concernĂ©.

Ce dernier est désigné par l’autorité gouvernementale chargée de la ressource, sur proposition dudit groupement professionnel.

Le PrĂ©sident de la commission peut faire appel, au besoin, Ă  l’assistance de toute personne dont l’apport technique est jugĂ© utile. 

Conditions de saisine et délais

La Commission nationale (CN) peut être saisie par son Président, par le Ministre chargé de la ressource ou par le groupement professionnel concerné. Le requérant (opérateur économique) ou son déclarant peut également solliciter l’arbitrage de la commission dans les cas suivants :

  • Contestation de l’avis Ă©mis par une commission locale
  • Non notification de la dĂ©cision de l’Administration dans les 15 jours qui suivent la date de la rĂ©union au cours de laquelle l’avis d'une commission locale a Ă©tĂ© Ă©mis

Les demandes d’avis doivent ĂŞtre formulĂ©es Ă  la CN dans un dĂ©lai n’excĂ©dant pas soixante (60) jours Ă  compter de la date d’enregistrement de la dĂ©claration en douane ou de l’affaire contentieuse.

Lorsque le dossier objet de la demande d’avis a prĂ©alablement donnĂ© lieu Ă  un rĂ©examen ou un arbitrage des services de l’Administration, le dĂ©lai de soixante (60) jours susvisĂ©, ne court qu’à partir de la date de notification Ă  l’intĂ©ressĂ© de la dĂ©cision de l’Administration.

S’agissant des cas dĂ©jĂ  examinĂ©s par une commission locale (CL) et soumis Ă  la commission nationale pour arbitrage (questions se rapportant Ă  des aspects de principe), le dĂ©lai de recours est de trente (30) jours. Il court Ă  partir de la date de notification Ă  l’intĂ©ressĂ© de l’avis de la CL. Toutefois, en cas de non notification de dĂ©cision de l’Administration, dans les quinze (15) jours qui suivent la date de la rĂ©union au cours de laquelle l’avis de la commission locale a Ă©tĂ© exprimĂ©, l’opĂ©rateur Ă©conomique a le droit de saisir directement la commission nationale.

Les délais susvisés sont des délais francs ne comportant ni le jour initial, ni celui de l’échéance. Lorsqu'une demande d’avis porte sur plusieurs dossiers, les délais de soixante (60) et de trente (30) jours et les modalités de calcul dudit délai s’appliquent à la dernière opération visée dans la demande d’avis.

Convocation des membres                                                                                                 

Le Président de la commission nationale (CN) convoque les membres par écrit au plus tard une semaine après réception de la demande d’avis et dans tous les cas une semaine avant la réunion programmée.

La CN ne peut se réunir valablement qu'en présence du Président, de l’opérateur économique concerné ou de son représentant et du représentant du département ministériel chargé de la ressource ainsi que du représentant du groupement professionnel concerné.

Si la CN ne peut se réunir du fait de l’absence de l’opérateur économique intéressé ou de son représentant, celui-ci est réputé avoir renoncé à la consultation de la commission.

Si la CN ne peut se réunir en raison de l’absence d’autres membres devant la constituer, l’examen du dossier correspondant est reporté jusqu’à la réunion suivante de la commission. Une nouvelle convocation doit alors être adressée aux membres devant y assister. Il en sera ainsi autant de fois que nécessaire jusqu’à ce que la commission nationale puisse être valablement réunie.

 L'avis de la commission nationale est -il systĂ©matiquement pris en compte ?

L’Administration des Douanes est tenue de statuer sur les cas soumis Ă  la commission nationale, dans les quinze (15) jours qui suivent la date de la rĂ©union au cours de laquelle l’avis de ladite commission a Ă©tĂ© Ă©mis.                                          

A noter que cet avis ne lie pas l’appréciation de l’Administration pour la prise de la décision finale.

 

Bon Ă  savoir

Les délibérations des commissions locales sont confidentielles. L'opérateur économique concerné par la requête n'y participe pas. A l'issue des travaux de la commission, un procès verbal est établi, mentionnant l'avis émis par les membres.